Robin et son Bullitt Rose

Robin
Aujourd’hui, c’est au tour de Robin, alias Robinos, l’un des quelques motivés qui sont à l’origine de l’aventure ParisCargoBikesMeeting de se présenter. Amateur de vélos, Robin multiplie le nombre de ses vélos régulièrement. Mais il lui en manquait un, il s’est donc logiquement équipé d’une machine à tout faire dont il va nous exposer ici tous les avantages ;)  C’est parti, à toi la parole Robin !

PCBM: Une phrase pour te présenter ?

Robin: Homme, 39 ans, en couple, avec une fille de 4 ans, vivant à Saint-Denis (93)

PCBM:  Comment en es-tu venu au vélo cargo?
Robin: Nous vivions dans Paris intramuros, notre déménagement s’est fait en pleine année scolaire et nous n’avons pu inscrire notre fille en maternelle sur notre nouveau lieu de résidence. J’ai donc eu l’idée de trouver un vélo qui puisse la transporter en toute sécurité jusqu’à sa crèche où elle pouvait rester encore pendant quelques mois.
J’avoue que cette idée de transport me trottait dans la tête depuis un moment et je bavais régulièrement sur les différents triporteurs ou cargos que je voyais… Il me manquait juste un alibi.

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PCBM:  Quand/comment as tu passé le pas ?
Robin: Pour transporter ma fille à sa crèche à 6km de chez moi, il a bien fallu que je m’active à trouver LA solution qui plairait à la fois à mon égo, mais aussi à ma femme.
Deux amis m’ont aidé à franchir le pas, Matthieu, qui s’est acheté lui aussi un Bullitt en même temps que moi, et Alex de Lyon Cycle Chic qui nous a beaucoup aidé à les monter, et qui recevait régulièrement des livraisons diverses de tous les équipements nécessaires à nos deux Bullitts.
Pour le stockage, j’avais le choix entre le monter chez moi (merci l’escalier large et la pièce en plus) ce que je faisais au début, ou bien l’attacher à un piton scellé dans le mur dans la cage d’escalier.
Pour ce qui est du prix, je me suis fais plaisir, mais j’ai aussi essayé de tirer le prix vers le bas en sélectionnant des pièces peu chères qui correspondaient à mes attentes sur divers sites de vente en ligne. Bien sûr si j’avais voulu à tout prix un cargo pas cher, ou disons moins cher, j’aurai opté pour un Bakfiets dont le prix de base est moindre et mieux doté en équipements de confort. Mais l’envie a été plus forte que la raison.
Un Bullitt, c’est pour moi environ un mois de salaire net, alors l’achat n’a pas été facile, ou du moins très longuement réfléchi. Surtout que mon Bullitt chiffre un peu plus que le prix de base tout public… et que nous étions entrain de chercher à financer l’achat de notre futur appartement. Et puis la caution de l’appartement que nous quittions est arrivée, cet argent sur lequel nous ne comptions plus m’a permis de sauter le pas.
Un autre point crucial pour le choix du Bullitt a été le catalogue des coloris fourni et assez coloré! J’hésitai entre jaune canard et rose bonbon, mais j’ai eu trop peur des quolibets si j’avais choisi le jaune…
Un bon point le rose, les regards et les commentaires sont souvent drôles, jamais lassants.

PCBM:  Un mot sur le choix de ton cargo?
Robin: J’ai donc un Bullitt, rose, déjà parce que le look et la position plus “sport” me plaisaient davantage, ensuite parce qu’il est nettement moins lourd qu’un cargo en acier avec caisse en contre plaqué. Et que la possibilité de le monter chez moi (2ème étage) a été un critère décisif.
Il n’est pas assisté électriquement, je n’en vois pas l’intérêt vu les profils presque plats que je rencontre habituellement, et le surcoût n’en valait pas la chandelle.
J’ai longtemps voulu un triporteur, premièrement parce que c’était plus connu, les vélos-cargos sont très récents en France. Ce qui me freinait était l’encombrement et l’impossibilité de passer une porte, de doubler ou d’être doublé sur une piste cyclable, etc.

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PCBM:   Par quel biais te l’es-tu procuré?
Robin: Via un des importateurs officiels de la marque, connaissant le patron, et ayant confiance en lui, c’est à lui que j’ai confié la commande et le montage.
La plupart des pièces sont arrivées à son échoppe par la poste.

PCBM:   Referais-tu le même choix aujourd’hui ?
Robin: Je me pose souvent la question, c’est bien parce que je n’ai qu’un enfant et que je n’ai pas eu à la trimballer bébé. Quand j’ai eu mon vélo, ma fille avait 2,5 ans, elle pouvait tenir dans un siège enfant rajouté sur la plateforme sans plus d’aménagement que cela. Si j’avais ce choix à refaire aujourd’hui, je me poserai bien évidemment la question de comment trimballer deux gosses? J’exclurai donc le Bullitt assez rapidement…

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PCBM:   Quelles sont les principales choses que tu fais avec ton cargo ?
Robin: Il a été acheté pour ça, trimballer la gosse. Maintenant je l’utilise plus comme un vélo normal mais il m’est bien pratique pour aller récupérer des fournitures volumineuses pour le boulot, pour transporter un gros sac de voyage, etc. J’ai aidé un ami à déménager, et hormis un petit fauteuil, je n’ai rien mis d’autre dessus. C’était plus pour marquer le coup que pour vraiment se rendre utile.

PCBM:   Combien de kilomètres fais-tu approx. par mois? Est-ce ton unique/principal vélo? es-tu le seul utilisateur de ton foyer?
Robin: Je fais, rien que pour mes déplacements pendulaires, environ 650km/mois. J’estime que, maintenant que je n’ai plus de réel intérêt à prendre mon Bullitt, je dois parcourir seulement un tiers de cette distance en cargo. Quand je ne l’utilise pas, il reste bien au chaud, ma femme ne se sentant pas à l’aise pour utiliser un vélo lors de ses déplacements inter-banlieue.

PCBM:   Quel regard les gens portent-ils sur ton cargo et ce à quoi tu l’utilises?
Robin: Le fait que ces vélos soient peu nombreux (encore) et que le mien soit d’une couleur peu commune, j’ai souvent des regards amusés, des cris d’enfants émerveillés, mais jamais de railleries.
La plupart des questions sont souvent identiques et portent sur la maniabilité, le poids, le prix lorsque je roule à vide. En revanche, lorsque ma fille est dedans, je n’ai plus de question, mais des pouces levés de la part de certains automobilistes, des “Oh! Mais c’est trop mignon!” de la part de certaines mamans, etc.

Un jour, arrêté à un feu, une cycliste vient se porter à ma hauteur. Elle le regarde, puis ose demander timidement :
– “c’est quoi?”
Et moi de lui répondre :
– “Vous voulez dire le gros machin rose que j’ai entre les cuisses?”
Je vous explique la couleur qu’a pris son visage à cet instant? Cramoisi!

PCBM : Merci Robin pour cette mise à nu :) et bonne route !

PS : Si à la lecture de cet interview vous vous dites que vous aimeriez vous aussi faire profiter les lecteurs de ce site de votre expérience du vélo cargo, que ce soit parce que vous utilisez votre cargo à tout autre chose, ou pour exposer les avantage de tel ou tel autre modèle, n’hésitez pas à nous contacter à info@ParisCargoBikes.org, nous sommes preneurs !

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