Thierry et son triporteur Nihola

Après trois présentations bien sympathiques d’utilisateurs de biporteurs, merci à eux, cette semaine nous laissons s’exprimer un cycliste sur trois roues en la personne de Thierry. Les a priori de l’encombrement et d’une vitesse de croisière moins importante exposés par certains ne sont pas forcément les premiers critères de choix des autres. Il convenait donc de donner la parole à un utilisateur quotidien conquis par la version triporteur du vélo cargo. Il faut de tout pour faire un monde :) Et vous allez voir qu’un triporteur n’a rien à envier aux biporteurs!

En famille.

PCBM: Une phrase pour te présenter ?

Thierry, 51 ans, marié 2 enfants résidant à Pavillons sous Bois (93).

PCBM:Comment en es-tu venu au vélo cargo ?

Thierry: C’était il y a 6 ans, mes filles était encore petites et je recherchais un moyen simple pour les emmener à l’école et faire les courses. Et puis j’ai profité de mon anniversaire pour réaliser ce rêve.

PCBM: Quand/comment as-tu passé le pas ?

Thierry: Cela n’a pas été trop douloureux. J’avais mis de l’argent de côté pour ce projet et la famille était enthousiasmée par cet achat. Par ailleurs, j’habite en pavillon et le garage est réservé pour les vélos.

PCBM: Quel Cargo possèdes-tu ?

Thierry: Je possède un Nihola modèle cigar family. Suite à plusieurs essais je me suis tourné vers le Nihola car cela reste un triporteur relativement léger (33 kg) et très maniable avec ses roues avant directrices (la caisse est fixée au cadre).

PCBM: Par quel biais te l’es-tu procuré ?

Thierry: Le Nihola n’était pas distribué en France à l’époque. Je l’ai acheté en Hollande et il m’a été livré à domicile.

PCBM: Referais-tu le même choix aujourd’hui ?

Thierry: Je referai le même choix sans hésiter. Même si je transporte moins les enfants, je l’utilise encore beaucoup.

PCBM: Quelles sont les principales choses que tu fais avec ton cargo ?

Des doutes sur les capacités de chargement?

Thierry: Je l’utilise principalement pour les courses et quelques transports volumineux et encore pour transporter les enfants (pour les emmener au conservatoire par exemple). Il y a peu de dénivelé autour de la maison et sur mes trajets habituels. C’est un point important à prendre en compte car le triporteur n’aime pas trop les côtes.

PCBM: Combien de kilomètres fais-tu approximativement par mois ? Est-ce ton unique/principal vélo ? Es-tu le seul utilisateur de ton foyer ?

Thierry: J’utilise le vélo tous les jours pour me rendre à mon travail près de la place d’Italie. Le triporteur me sert surtout pour de petites distances et du « transport ». Les plus longues distances parcourues l’ont été en hiver lorsque j’ai pris le triporteur pour me rendre au travail. Par peur de chuter j’ai préféré avoir trois roues que deux.

PCBM: Quel regard les gens portent-ils sur ton cargo et ce à quoi tu l’utilises ?

Attention sol glissant! Sauf en Nihola...

Thierry: Quand j’ai commencé à rouler avec le Nihola les triporteurs étaient encore rares sur Paris et encore plus en banlieue. Je n’ai d’ailleurs toujours pas croisé d’autre triporteur dans ma ville. J’ai vite été repéré comme le « monsieur » avec un triporteur. Cet engin attire en général la sympathie (encore plus lorsque l’on transporte des enfants). On est souvent interpellé et questionné. C’est un engin à éviter pour les taciturnes qui ne sont pas penchés sur la communication. J’ai remarqué que les personnes les plus intéressées sont les hommes âgés qui ont connu l’époque où les triporteurs n’étaient pas rares en ville. Si vous voulez discuter avec vos voisins roulez en triporteur … ou promenez un chien.

PCBM: Envie d’ajouter un point libre qui n’a pas été abordé ?

Thierry: Le plaisir ! Sur cet engin on se sent libre et on retrouve une âme d’enfant. Je me souviens de quelques glissades sur la piste enneigée du canal l’an dernier.

PCBM: Merci Thierry, il fallait rétablir l’équilibre face aux biporteurs, et une troisième roue est bienvenue pour le faire ;)