François et son Ute

francois-et-son-ute_01Après Marc et son kit Xtracycle, voici le deuxième cargo à arrière allongé (long tail) de notre série d’interviews. C’est aujourd’hui François qui nous présente l’utilisation familiale de son Kona Ute.

PCB : Une phrase pour te présenter ?

François, 34 ans, marié, 3 jeunes garçons. Et autant de vélos. J’habite aux confins du Val-de-Marne, et travaille sur Paris.

PCB : Comment en es-tu venu au vélo cargo ?

François : Un soir de juin dernier, nous dressions en couple les possibilités de dépose de la marmaille dans leurs écoles respectives pour les plus grands et chez la nourrice, pour le plus petit. Je souhaitais m’en charger pour les deux plus jeunes, mais sans avoir à faire à pieds avec les trajets entre maison-école-nourrice-maison, puis vélo. Pas plus envie que cela de prendre la remorque Croozer que nous utilisons pour les grandes ballades, et de devoir repasser chez moi la déposer. Et là, moment de grâce : ma femme évoque les vélos cargos. Après 3-4 comparaisons, le choix c’est porté sur un Kona Ute.

PCB : Quand et comment as-tu passé le pas ?

François : Aucun souci à ce niveau. Mon entourage sait que j’ai plus de vélo que de paires de fesses et s’est fait à cette idée. J’ai par contre du m’engager à ne pas garder le Ute plus longtemps que nécessaire. Côté stockage, par chance, il reste (un peu) de place au garage, la voiture dormant dehors. Le budget était un choix important : à un peu mois de 1000€, sans les sièges pour les petiots, le Ute est le moins cher des cargos.

PCB : Un mot sur le choix de ton cargo ?

François : En fait, ce vélo est notre deuxième voiture : possibilité de charger deux enfants d’âges différents sur leurs sièges respectifs pour les mener à leurs activités (école, sport, copains, resto….), courses locales hebdomadaires grâce aux deux énormes sacoches fournies. Il fallait aussi un vélo léger, au comportement dynamique, car je vais travailler 4 jours sur 5 avec. L’image d”un vélo “traditionnel” me plaisant plus que celle ces Bullit, bakfiest et triporteur, et voulant me démarquer des autres possesseurs de cargos du Val de Marne, le choix a été rapide.

PCB : Par quel biais te l’es-tu procuré ?

François : Pas très simple de trouver un Ute ! Les modèles 2011 se sont vendus assez vite, et impossible d’en trouver un, même d’occasion. Devant les difficultés de m’approvisionner en région parisienne, j’ai commandé le mien chez un revendeur Kona de Grenoble, Moana Bike, qui me l’a livré rapidement.

PCB : Referais-tu le même choix aujourd’hui ?

François : Sans hésitation. Mais le vélo a subi quelques modifications avant usage : de vrais freins (Avid BB7), des pneus plus roulants et solides (marathon dureme), un porte paquet/pizza/cartable, et l’adjonction de deux sièges pour les enfants, pas simple à trouver sur la largeur du porte-bagage. Ce qui a d’ailleurs retardé la mise en service.

francois-et-son-ute_02PCB : Combien de kilomètres fais-tu approximativement par mois ? Est-ce ton unique/principal vélo? Es-tu le seul utilisateur de ton foyer ?

François : Je roule environ 1000 km par mois pour les trajets domicile/école/travail. A quoi s’ajoutent sporadiquement d’autres sorties, cyclotouristes. J’ai la chance d’avoir divers vélos qui correspondent à des pratiques cyclable, le mercredi, jour des enfants, c’est avec un vélo plus léger que je fais le trajet (un sur mesure acier ou un cyclo-cross acier).

Ma femme pensait utiliser le Ute, mais son petit gabarit et une certaine appréhension de la circulations sur route lui fait préférer la marche à pieds ou la voiture quand elle est avec les 3 loupiots. De toute façon, le vélo est trop grand pour elle…

PCB : Quel regard les gens portent-ils sur ton cargo et ce à quoi tu l’utilises ?francois-et-son-ute_03

François : Bizarrement, je ne passe pas trop pour un ORNI (objet roulant non identifié). Mis à part les voisins, collègues de travail ou quelques cyclistes croisés, le Ute ne semble pas être visuellement perçu comme un cargo. Grand porte-bagage/enfant/courses mais dégaine de vélo « normal », contrairement à un Bullitt, un Bakfiets ou un triporteur.

PCB : Envie d’ajouter un point libre qui n’a pas été abordé ?

François : Les aménagement de voirie du style chicanes, barrières anti-scooters, sont déjà pénibles à franchir avec un vélo normal. C’est impossible avec un cargo… les choses évolueront peut-être ? Et la pauvreté de l’offre de stationnement vélo aux abords des zones commerciales (centre ville, moyennes et grandes surfaces).

Une réflexion au sujet de « François et son Ute »

  1. Tout à fait d’accord concernant les barrières qui ne sont vraiment pas pratiques, aussi bien pour tous les types de vélos que pour les fauteuils roulants et poussettes.

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