Tristan et son Urban Arrow

tristan-et-son-urban-arrow_001L’interview d’aujourd’hui est consacrée à Tristan, premier utilisateur d’Urban Arrow à nous livrer son expérience. Tristan a de particulier à nos yeux qu’il est le premier à nous avouer avoir été influencé par notre site. Grâce à lui, vous saurez tout sur ce biporteur très convoité !

PCB : Une phrase pour te présenter ?

Tristan : Je m’appelle Tristan et je me déplace quotidiennement en vélo depuis près de 15 ans.

PCB :  Comment en es tu venu au vélo cargo?

Tristan : J’ai découvert le vélo cargo sur le forum vélotaf, alors que je n’en avais jamais vu ni entendu parlé. J’ai vécu 10 ans à Beyrouth où je me déplaçais en vélo et ce genre de machine n’existait évidemment pas dans cette ville plutôt rétive au vélo…

Découvrir leur existence a été une révélation ! Cela représentait l’espoir de se passer entièrement de la voiture en ville, et de faire du vélo utilitaire, pour transporter des affaires, faire les courses, transporter les enfants, etc…

J’ai ensuite parcouru le site du premier Paris Cargo Bikes Meeting, avec envie mais sans avoir le premier euro nécessaire à cet achat et je me suis longuement documenté, sans vraiment imaginer franchir le pas.

PCB : Comment as-tu passé le pas?

Tristan : Deux changements importants se sont produits dans ma vie cette année : j’ai changé de métier, et j’ai eu un enfant. Devant aller travailler en costume, je ne peux plus utiliser chaque jour mon cher Giant Seek avec lequel j’avais une conduite particulièrement sportive. Impossible avec un costume, et impossible de me doucher et de me changer sur mon lieu de travail.

Comme je gagne mieux ma vie, j’ai décidé d’investir dans un vélo électrique pour continuer à me déplacer en vélo tout en restant présentable.

Et puis la naissance de ma fille a remis au goût du jour le vélo cargo, et je suis tombé par hasard, sur vélotaf, sur un post présentant l’Urban Arrow et son assistance électrique. Après avoir envisagé l’achat d’un vélo électrique et d’un Bullitt, je me suis dit qu’on pouvait allier les deux avec l’Urban Arrow…

tristan-et-son-urban-arrow_003Ma compagne n’y était pas hostile et les circonstances se sont accordées pour me faire passer le pas ! Je me suis fait voler trois vélos garés dehors, tous bien protégés, il était donc hors de question de laisser ce vélo dehors et il ne rentre pas dans le local a vélo encombré de métal mort de mon immeuble. J’ai donc décidé de louer un box. Ça ajoute un coût important, mais je vois cet investissement comme l’équivalent d’une voiture en ville, et ça devient plus acceptable. Ce n’est pas un gadget, c’est mon véhicule principal.

PCB : Pourquoi as-tu fait le choix de l’Urban Arrow ?

Tristan : Il n’a jamais été question d’un triporteur, je connaissais cette forme par laquelle je n’étais pas particulièrement attiré. C’est le biporteur qui m’avait fasciné, parce que ça restait un vélo, avec les règles d’équilibre du vélo.

L’Urban Arrow m’a semblé allier la vivacité du Bullitt et le caractère pratique du Bakfiets, avec un look à part qui me plaisait bien. Il a une assistance électrique de série de très bonne qualité, ce qui était capital pour moi, puisque c’était une des raisons de cet achat. Il pouvait par ailleurs accueillir le support pour Maxicosy qui permet de transporter un bébé. Bref, il me semblait plus adapté que le Bullitt et moins rustique que le Bakfiets, donc le modèle idéal pour mes besoins.

PCB : Par quel biais te l’es tu procuré ?

tristan-et-son-urban-arrow_004Tristan : J’ai téléphoné au seul distributeur de l’UA à Paris pour avoir des infos, on m’a parlé d’un délai de deux mois. J’ai rappelé plusieurs mois plus tard, après la naissance de ma fille, pour m’entendre dire qu’un client s’était désisté et qu’un UA arriverait quinze jours plus tard. Si je le souhaitais, il était pour moi. J’ai hésité quelques jours, et soutenu par ma compagne, j’ai passé commande mi-mars 2013 ! Sans trop de difficulté, sinon que j’ai vu le vélo en vrai pour la première fois en venant en prendre livraison début avril…

PCB :  Referais-tu le même choix aujourd’hui ?

Tristan : Tant que le Bullitt ne sera pas équipé en série pour la ville et le transport d’enfants, je referai le même choix. Je sais que c’est un peu polémique, mais je trouve que transporter un bébé dans la grosse caisse en polystyrène renforce de l’UA est plus sécurisant que les solutions un peu bricolées vues sur les Bullitt. Idem pour l’assistance électrique. Intégrée et de série comme dans l’UA, je préfère.

Cela dit, je ne suis pas entièrement convaincu par le freinage de l’UA, un peu mou, mais rien de dangereux. Il faudrait des freins à disques hydrauliques, comme sur le Bullitt.

De même, le système de vitesses progressif NuVinci se révèle un peu fragile (je viens de flinguer la poignée) et un peu compliqué à utiliser en nuances. On se retrouve souvent au plus facile pour démarrer puis au plus dur pour avancer, le reste du prisme n’est pas très utile, et reste un peu court, selon moi.
Enfin, il manque une boîte dans la caisse, comme dans le Bakfiets, mais c’est très facile à bricoler.À part ça, c’est un vélo remarquable, avec un équilibre fantastique, la caisse est à la bonne mesure pour moi et j’en suis enchanté.

PCB : Quelles sont les principales choses que tu fais avec ton cargo, que tu ne faisais pas à vélo avant ?

Tristan : Je fais tout avec ce vélo. J’emmène mon bébé chez le pédiatre, chez ses grands parents, partout où elle doit aller ! Je fais les courses, y compris les plus volumineuses. Je transporte mon autre fille de 13 ans avec sa valise et ses affaires de classe quand elle va chez sa mère. J’ai même emmené ma compagne à un mariage à Montparnasse en partant du stade Charléty samedi dernier ! Je n’ai jamais encore été pris en défaut avec cette machine !
Tout ça avec ou sans la tente qui est pratique à mettre et à enlever.

PCB : Combien de kilomètres fais-tu approximativement par mois ?

tristan-et-son-urban-arrow_002Tristan : Je ne sais pas combien de kilomètres je parcours. Je fais chaque jour l’aller retour entre la Porte Dorée et le Luxembourg et je vais régulièrement dans le 13eme arrondissement. À cela s’ajoutent tous les déplacements ponctuels dans Paris. Je reste en ville, à l’exception de balades avec la petite dans le Bois de Vincennes qui est en bas de chez moi.

PCB : Quel regard les gens portent-ils sur ton cargo et ce à quoi tu l’utilises ? 

Tristan : Quand je suis seul dedans, on me pose des questions sur l’assistance, sur le prix, etc… Quand le bébé est dans la caisse, tout le monde se retourne sur son passage et toutes les mères et grand-mères font des commentaires. Globalement, tout le monde trouve que c’est une idée fantastique, que c’est super, etc… J’ai croisé quelques cargos, Bakfiets ou Bullitt, mais finalement assez peu. Les gens que je croise, en tout cas, n’ont pas l’habitude de voir ce genre de vélo, et sont surpris.

Nous remercions chaleureusement Tristan qui a répondu à notre interview, et lui donnons rendez vous, comme à vous tous, à la prochaine édition du Paris Cargo Bikes Meeting !