Quelques jours en Douze G4

Il y a quelques années, nous avions le plaisir de tester quelques jours le Douze V1. Le V2 nous est bien sûr aussi passé entre les mains, mais aujourd’hui, c’est du dernier né que nous allons parler, le G4.

Le G4 se veut une porte d’entrée simple dans le monde du cargo, 2 cadres au choix, ouvert ou fermé, mais une seule série de composants, un seul modèle de moteur (brose) et un seul accastillage, une imposante boite en plastique ABS, qui referme le siège enfants 2 places et la batterie, et qui peux au choix être recouvert d’un capot rigide, d’une toile étanche, ou encore d’une protection de pluie pour les enfants. Bref, peu à ajouter pour qu’il soit un vrai véhicule familial.

Le temps de faire le tour de la bête, jeter un œil circonspect à la fourche suspendue, comprendre les réglages possibles du siège enfant et des ceintures, et hop, en selle.

Une fois le vélo récupéré, je n’ai que quelques kilomètres pour arriver au boulot, mais vu la densité des travaux sur mon trajet, le premier point que je vais pouvoir tester, c’est la maniabilité de cet énorme Douze. Et une fois encore, je suis bluffé par la direction par câbles. Tout est facile, sans à coup. Je me prendrais même à slalomer au milieu de l’embouteillage devant moi. Presque… parce que vraiment, ce Douze est énorme, et entre les rétros, si peu de temps après l’avoir récupéré, je ne le sent pas.

Juste avant d’arriver, je choisis l’option détour par la forêt, la route y est agréable, malgré quelques irrégularités, que je ne sens pas aujourd’hui… ah oui! La fourche suspendue, je n’aurais pas cru que la différence soit si sensible. Une fois arrivé, j’attache sans soucis le camion aux arceaux plutôt bien pensés devant mon lieu de travail.

Fin de journée, retour à la maison, avec arrêt par la case école. Comme j’ai un côté tortue (ma maison sur le dos en permanence) le vélo est déjà bien rempli, mais, pas d’inquiétude. Premier récupéré, Mini 5 ans, qui court avec un sourire jusqu’aux deux oreilles en voyant le nouveau venu. En grand habitué, le temps que j’ouvre la bâche, il a déjà fait le tour du propriétaire, trouvé le marche pied que je n’avais même pas vu, et grimpé à bord en ayant jeté son sac par dessus les miens.

marche pied

Un tour de pâté de maison pour arriver pile devant l’école du grand et c’est l’heure de la sortie. Là c’est une autre histoire. Monsieur à maintenant 8 ans, et pas un gabarit de crevette… autant dire que se faire conduire n’est plus vraiment dans ses plus grands plaisirs, mais je suis têtu et j’ai besoin de tester avec ce lest de 35 kg supplémentaire. Je case le cartable à côté de mon saxophone, j’aide mon grand à enjamber la caisse et d’un coup, le doute. J’ai laissé le siège en position haute, ça ne m’a pas choqué avec les 16 kg de mini, mais les 35 supplémentaires risquent de déstabiliser le vélo placés si haut. Vaille que vaille, roulons! Et bien… rien, niet, nada, le vélo n’est aucunement déstabilisé par le poids placé si haut. Premiers mètres, j’attaque le rond point, un premier dos d’âne, mon grand me lance: “hey on est bien en fait”. Tu m’étonnes, pour une fois qu’il n’a pas les genoux dans le menton. Hauteur d’assise validée (à noter que du coup, pour le grand, ça sera sans ceinture de sécurité).

lecture en cours

La petite côte qui mène chez nous me fait réaliser d’un coup, que jusque à cet effort supplémentaire (en gros 55 kg qui viennent de s’adjoindre à mes 100) je n’avais pas entendu le moteur de la journée. Autant dire que dans la côte, vu l’aide qu’il m’apporte, il a largement le droit de s’exprimer).

direction la déchetterie

Place au week-end! Déchetterie, jardin potager, transport de troupes, mini aux anges, et le grand qui finalement, trouve que pouvoir lire sur les trajets c’est pas si mal. Autant dire que le vélo n’a pas chômé.

Retour à la semaine, bien malgré moi, dès le début, j’ai eu l’occasion de tester le vélo sans assistance, j’ai mal branché le chargeur, et au matin, il fallait bien partir bosser. Sur le plat, pas de problème, j’atteins sans soucis les 20 km/h en gardant une cadence de pédalage me permettant d’arriver sec 🙂 En côte, c’est une autre histoire, comme beaucoup de vélos à assistance, il n’est pas prévu pour s’en passer, même sur le plus petit rapport, monter est trop dur. Et bien j’ai poussé.

Du coup, avec cette mésaventure, j’ai atteint une autonomie proche des 40 km, sur un trajet très gourmand, majoritairement en côte, et rempli de relances énergivores, puisque principalement urbain, soit à peine moins qu’avec mon VAE classique, deux fois moins lourd!

Après cette (trop) petite semaine, c’est l’heure du bilan. Plutôt habitué au côté sportif de mon Bullitt, j’ai découvert tout le potentiel d’un vélo vraiment orienté famille. Avec ce G4, pas de question à se poser. Les courses? ça passe, les enfants, les cartables, l’armoire normande, ma grand-mère? ça passe. Et le tout sans broncher. De nombreuses attaches (destinées à fermer la bâche de la caisse) permettent d’arrimer des charges (légères, je n’ai pas tenté le diable) à la caisse. Et une fois encore, la direction par câbles m’a complètement bluffé, à tel point elle rend le vélo facile. Mon seul regret? Je dois le rendre…

 

 

4 réflexions au sujet de « Quelques jours en Douze G4 »

  1. Merci Grosmatth pour cet article qui sera utile à Douze pour se faire encore plus entendre des familles et répondre à leurs besoin.

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